Pour le plaisir – de Reem Kherici

Vendredi 05 juin à 18h et Samedi 06 Juin à 21h

1h 29min | Comédie De Reem Kherici

Avec Alexandra Lamy, François Cluzet, Mitty Hazanavicius

Synopsis
Tout public
Et si on vous racontait l’invention du siècle ? Un couple, une vérité qui explose. Fanny et Tom sont mariés et heureux depuis 20 ans. Mais un jour un secret éclate : Fanny n’a jamais eu d’orgasme. Tom, ingénieur, décide alors de relever un défi audacieux : créer l’objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Ensemble, ils se lancent dans cette quête aussi déjantée qu’émouvante qui va transformer leur couple. Jusqu’où iront-ils ? Loin, très loin.

Anecdotes

Naissance du projet
Pour le plaisir est le quatrième long métrage mis en scène par Reem Kherici. En août 2024, alors qu'elle travaillait sur un autre projet, les producteurs Elsa Leeb et Philippe Rousselet lui ont proposé de raconter l’histoire des inventeurs du sex-toy le plus vendu de la planète depuis sa commercialisation, en 2013 : le Womanizer.
"Gari Kikoïne et David Solal ont écrit une première version dans laquelle je ne me suis pas retrouvée. Puis, en ajoutant ma patte, mon langage, et mon regard féminin, nous sommes arrivés à dépasser le sujet de la fabrication du sextoy pour aborder le sujet de fond du plaisir féminin qui me correspondait davantage", se rappelle la cinéaste.

Recherches sur l'orgasme
Reem Kherici a vu les créateurs du Womanizer témoigner dans un reportage sur Konbini et ce qu’ils racontaient lui avait déjà inspiré beaucoup de choses pour le film, comme le fait que le premier prototype fonctionnait avec l’air pulsé du moteur de leur aquarium ou que l’épouse testait elle-même les différents prototypes : "Et puis, avant même d’écrire une ligne, j’ai fait des recherches sur l’orgasme et je me suis rendu compte que 30% des femmes sont anorgasmiques, c’est-à-dire qu’elles n’ont jamais connu l’orgasme."
"En remontant dans le passé, j’ai compris aussi que l’orgasme féminin était diabolisé depuis la nuit des temps : les femmes qui atteignaient l’orgasme étaient taxées de sorcières ou d’êtres possédées. Par ailleurs, dans de nombreuses religions, on demande toujours aux femmes de rester vierges jusqu’au mariage parce qu’on sacralise le sexe comme outil de procréation. C’est une façon de contrôler leur corps et cela tend à montrer que si on couche pour le plaisir, on commet un péché. Cela engendre donc une forme de culpabilité."

"ÉLÉGANCE"
Le maître-mot, quand Reem Kherici s'est lancée dans ce projet, était "ÉLÉGANCE". La réalisatrice explique : "On peut évidemment aborder la question du sexe sans être vulgaire et pour que cela corresponde à mon cinéma (bien avant un cinéma «populaire» d’ailleurs), il me suffisait de suivre mon instinct et mes goûts."
"J’ai tout de suite su, par exemple, que je filmerai l’orgasme de manière pudique, parce que c’est ce qui me définit, et que je le montrerai sous l’angle organique pour expliquer à ceux qui ne savent pas (c’est-à-dire la plupart des hommes et une partie de la population féminine) l’effet physique que cela procure. C’est notamment pour cela que j’ai demandé à l’équipe d’effets spéciaux de me faire un plan macro d’un muscle qui se resserre, d’une pupille qui se dilate ou encore de poils qui se dressent."

Reem Kherici joue la sexologue
Reem Kherici incarne la sexologue dans Pour le plaisir. Une évidence, car cela place d'emblée la cinéaste comme porte-parole d’un message : "Si, pour la première fois, je ne tiens pas le rôle principal de mon film, c’est parce que je voulais filmer la femme avec précision, que ce soit dans sa façon de se connecter à ses émotions, à son corps ou à sa féminité."
"Or, il était important de pouvoir la sublimer sans avoir un rapport égocentrique à cette «divinité» - car Fanny est plus qu’un personnage, c’est une figure. Et puis cela exigeait une mise à nu qu’il m’était difficile de faire, en tant que réalisatrice, devant mes équipes", confie-t-elle.

Côté photographie
Côté photographie, Reem Kherici voulait sortir le couple du film de la vie parisienne pour en faire Monsieur et Madame Toutlemonde, des gens auxquels chacun peut s’identifier. Ayant aussi à coeur de mettre en scène un film lumineux, la réalisatrice et son équipe ont "simulé" le massif des Alpilles : "Et quand je veux filmer des lieux où je ne suis jamais allée, comme ici le club échangiste, je peux m’inspirer de films vus (Eyes Wide Shut par exemple) mais surtout de ce que j’aimerais y voir."
"Or, j’aspirais encore une fois à une forme d’élégance moderne, à quelque chose d’assez cinématographique et expérimental. Cela m’a inspiré des néons graphiques, des atmosphères berlinoises, des clubs éphémères, des écrans vidéo, des projections de textes sur des corps nus, puis j’ai été piocher des ambiances, des inspirations, que j’ai transmises à mes chefs de postes."

Alexandra Lamy sur son personnage
"C'est une femme de 50 ans qui s’est tue pendant trop d’années mais qui veut trouver la force d'exprimer enfin ce qu'elle ressent. C'est un personnage très touchant car on sent qu'elle a longtemps été bloquée mais il était exaltant à incarner car il y a une petite excitation qui monte en elle. Et puis elle a aussi une naïveté, un côté premier degré que j'ai pris plaisir à creuser comme cette façon d'imiter les gestes de la thérapeute pour se donner de l'allant et accéder à la même liberté."

François Cluzet dit oui !
Reem Kherici a écrit le scénario de Pour le plaisir en pensant à François Cluzet pour jouer Tom, mais pensait que les choses ne pourraient pas se faire du fait que l'acteur lui semblait trop inaccessible de part son impressionnante carrière. Elle se rappelle : "Quand je l’ai croisé, par hasard, à un événement, j’ai eu la grande surprise de voir arriver vers moi sa femme, Narjiss qui est d’origine marocaine et avait adoré mon premier film Paris à tout prix."
"Lorsqu’elle a dit à François qu’il devait absolument travailler avec moi, j’ai cru à un rêve et je me suis empressée de lui envoyer mon scénario. Il s’est rapidement enthousiasmé pour l’histoire et l’idée de partager l’affiche avec Alexandra Lamy."

Quelques critiques presse

20 Minutes par Caroline Vié - Reem Kherici s’est librement inspirée d’une histoire vraie autour d’un duo de stars complices.

Diverto par La Rédaction - Entre histoire d’amour et d’humour, une belle comédie sur le couple, mais aussi porteuse de messages essentiels.

Elle par La Rédaction - On rit beaucoup devant le nouveau film de Reem Kherici, sorte d’objet cinématographique non identifié puisque, en plus d’être un plaidoyer pour le plaisir féminin, il constitue le – presque – biopic du couple allemand qui a inventé le célèbre sextoy Womanizer.

Femme Actuelle par La Rédaction - Ce film a le mérite de parler de plaisir, de sexualité, dans un état d'esprit clair et honnête.

Ouest France par Philippe Lemoine - Tiré d’une histoire vraie, ce film aborde un sujet intime sans être racoleur.

Paris Match par La Rédaction - Dans son quatrième long-métrage, la réalisatrice, scénariste et actrice fait encore grimpe la température avec tous les ingrédients qui ont fait son succès au box-office : des clins d’oeil autobiographiques, une bonne dose de culot et un talent unique pour faire rire avec ce qui peut prêter à pleurer.

Public par Sarah Lévy-Laithier - Cette comédie romantique piquante à souhait va nous faire vibrer. Le duo formé par Alexandra Lamy et Françoix Cluzet est aussi attachant qu'attendrissant. Notre nouveau couple chouchou, c'est eux. On aime le regard féminin que porte Reem Kherici sur la sexualité des amants de longue date. Un sujet souvent trusté par des hommes.

Abus de Ciné par Benjamin Bidolet - "Pour le plaisir" est ainsi une comédie plus familiale qu'il n'y paraît, qui repose sur un comique de caractère et une galerie de personnages hauts en couleurs. Saluons en particulier le duo qui porte le film, Alexandre Lamy encore plus fraîche et naturelle qu'à l'accoutumée et François Cluzet qui reprend son rôle d'inénarrable râleur mais avec une touche de névrose qu'on lui connaissait moins.

Dernières Nouvelles d'Alsace par Nathalie Chifflet - Reem Kherici a pris soin « de ne surtout pas mettre le public mal à l’aise et moi par extension ». Nulle scène d'amour torride, de sexe brûlant, de mise à nu, mais un divertissement habillé par ce qu’elle appelle « l'élégance ». Le plaisir reste ludique et sage.

La Voix du Nord par Christophe Caron - Résultat : une comédie ensoleillée et réconfortante, libre dans ses mots, prudente dans ses images, qui évite le pire et invite à une autre libération de la parole.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet - Une aimable comédie du couple accouplée à une exploration drôle et pudique sur la sexualité féminine.

Le Journal du Dimanche par Stéphanie Belpêche - On reconnaît la sincérité et l'audace de la réalisatrice et scénariste dans cette fable désinhibée et déjantée, où la parole se libère.

Les Fiches du Cinéma par Lucas Perruche - L’alchimie et l’énergie communicative du duo Alexandra Lamy / François Cluzet insufflent un véritable dynamisme à cette comédie audacieuse.

Nice-Matin par C.C. - Riche en situations drôles et cocasses, "Pour le plaisir" fait travailler les zygomatiques et pose les bonnes questions.

Sud Ouest par Cédric Coppola - Heureusement on évite les blagues faciles pour s’intéresser aux déboires d’un couple de quinquagénaires assez « tradi », marié depuis vingt ans, sans tromperie et toujours in love l’un de l’autre.

Télé 7 Jours par Julien Barcilon - Reem Kherici s'empare, sous la forme d'une comédie plutôt bon enfant, du thème du plaisir féminin, si peu abordé à l'écran. On l'aurait souhaité un peu plus débridée, mais elle trouve en Alexandra Lamy l'interprète idéale.

Version Femina par Hadrien Machart - A partir de l’histoire des inventeurs du Womanizer, Reem Kherici a imaginé une comédie romantique drôle, pudique et solaire, à l’image de son héroïne, Alexandra Lamy.