Rue Malaga – de Maryam touzani

Samedi 21 Mars à 17h (VO/st)

1h56min | Comédie dramatique De Maryam Touzani

Avec Carmen Maura, Marta Etura, Ahmed Boulane

Synopsis
Tout public
Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l'a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d'une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.

Anecdotes

Sélection en festivals
Rue Málaga a tout d’abord été présenté en avant-première mondiale lors de l’édition 2025 de la Mostra de Venise. Par la suite, il a été sélectionné dans de nombreux festivals internationaux parmi lesquels ceux de Toronto, Zurich, Vancouver, Bangkok, Mar del Plata ou encore Marrakech.

Et de trois
Il s’agit du troisième long-métrage de la comédienne et réalisatrice Maryam Touzani après Adam (2019) et Le Bleu du caftan (2022).

Changement de langue
Contrairement à ses deux premiers longs-métrages qui avaient été tournés en arabe, Rue Málaga a, quant à lui, été tourné en espagnol.

Le rêve américain
Même s’il n’a finalement pas été retenu dans la liste finale, Rue Málaga avait été choisi pour représenter le Maroc dans la catégorie du "Meilleur long-métrage international" lors de l’édition 2026 des Oscars.

Couple d'artistes
Le réalisateur Nabil Ayouch, par ailleurs époux de Maryam Touzani, co-signe le scénario de Rue Málaga et produit le film. Il avait déjà produit ses deux précédents longs-métrages. Quant à Maryam Touzani, elle a travaillé aux côtés de son mari en tant que scénariste sur trois de ses films : Razzia (2017), Haut et fort (2021) et Everybody Loves Touda (2024). En outre, elle a également tenu, en tant qu’actrice, l’un des premiers rôles de Razzia.

Les racines de l'enfance
C’est la première fois que la réalisatrice pose sa caméra dans sa ville natale, à Tanger. Ses précédents films ont été tournés dans d’autres villes du Maroc comme Casablanca qui sert de toile de fond à Adam (2019) ou Salé pour Le Bleu du caftan (2022).

Le souvenir d’une mère
Rue Málaga est né à la suite d’un épisode douloureux dans la vie de la réalisatrice. En effet, en février 2023, sa mère est décédée brusquement, juste avant la sortie du Bleu du caftan. Sans s’en rendre compte, Maryam Touzani s’est mise à dialoguer avec elle dans sa tête, en espagnol, car c’était la langue qui liait les deux femmes au quotidien. C’est donc pour cela que le film a été tourné en espagnol. D’ailleurs, le personnage qu’interprète Carmen Maura est très inspiré de Juana, la grand-mère andalouse de la cinéaste.

Changement de rue
Le titre du film fait référence à la voie dans laquelle se trouvait l’appartement de la grand-mère de la cinéaste, là où sa mère a grandi. Cependant, le long-métrage n’a pas été tourné dans cette artère de Tanger mais dans une autre rue, la rue d’Italie.

Quelques critiques presse

Abus de Ciné par Olivier Bachelard - Entre moments intimes et moments d’écoute, les silences et les sons auront alors particulièrement leur importance dans ces moments empreints d'une immense douceur, que la photographie, qui met merveilleusement en valeur la nature qui les entoure, sera aussi amenée à renforcer.

Elle par La Rédaction - Un film charmant et drôle.

Le Figaro par O. D. - Rue Malaga baigne dans des jolies teintes orangées et dorées qui ravissent l’œil. Voilà un beau film sur le refus, la débrouillardise et la célébration de l’âge. On en ressort tout ragaillardi, prêt à en découdre avec la vie jusqu’à la fin.

Le Journal du Dimanche par Bap. T. - Alliant humour et tendresse, portée par une Carmen Maura pleine de charme que tout le monde aimerait avoir comme aïeule, cette comédie chaleureuse, parfois même gentiment polissonne, sur la mémoire, les racines et la dignité due aux aînés nous dit qu’il est possible de trouver un nouveau printemps à l’hiver de sa vie.

Le Parisien par Catherine Balle - Un long métrage délicat, souvent drôle et inspirant.

Le Point par David Doucet - Carmen Maura impressionne par sa justesse et sa liberté de jeu. Elle compose une femme concrète, imprévisible, joyeuse et souvent drôle. Rue Malaga est une belle leçon de résilience et rappelle qu’il n’y a pas d’âge pour reprendre possession de sa vie.

Les Echos par Olivier De Bruyn - Un film émouvant et cocasse par la réalisatrice du « Bleu du caftan ».

Libération par Didier Péron - Envoyée à l’Ehpad par sa fille, une retraitée s’évade et redécouvre l’amour dans un «feel good movie» qui ne manque pas de verve, mené par la talentueuse Carmen Maura.

Marianne par Olivier De Bruyn - La cinéaste marocaine dirige l’ex-égérie de Pedro Almodóvar dans un film audacieux sur une vétérante qui refuse de renoncer à ses désirs. Un film à voir absolument.

Marie Claire par Emily Barnett - Un drame soyeux et empreint d'espièglerie.

Positif par Louise Dumas - Un feel-good movie lucide, sensoriel et nuancé.

Première par Thierry Chèze - La manière sensuelle dont Touzani filme l’intimité sexuelle de ces octogénaires, laissée habituellement hors champ fait un bien fou.

Télérama par Hélène Marzolf - Une formidable tragi-comédie sur l’enracinement et la force de la vieillesse.

aVoir-aLire.com par Claudine Levanneur - Avec la délicatesse dont elle a toujours fait preuve, Maryam Touzani sublime la vieillesse en s’opposant au regard formaté et dénigrant que nos sociétés occidentales lui réservent habituellement.

Culturopoing.com par Pierig Leray - Même si le film ronronne et que Touzani semble se caler trop sagement dans un rythme mollasson, son segment narratif délimité laisse néanmoins place à un plaisir indéniable.

L'Obs par Xavier Leherpeur - Prenant un pas de côté par rapport à ses habituels tropismes pittoresques, la cinéaste marocaine signe le savoureux portrait d’une résistante clandestine.

La Croix par Céline Rouden - La réalisatrice du « Bleu du caftan » retourne dans son Tanger natal pour livrer une comédie touchante sur le combat d’une octogénaire espagnole interprétée par Carmen Maura, bien décidée à vivre sa vie jusqu’au bout.

La Tribune Dimanche par Aurélien Cabrol - L'actrice, qui se prête totalement au jeu de la vérité, est l'atout majeur d'un film qui, de ce fait, délaisse ostensiblement l'autre personnage principal du film, Clara. Le conflit légitime entre une mère et sa fille passe ainsi au second plan, s'effaçant derrière des séquences trop anecdotiques.

Le Monde par Bo. B - Si, vers 80 ans, la mort rôde partout, Maryam Touzani rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour profiter des plaisirs de l’existence. Sa caméra colle au plus près des visages et des corps, beaux de toutes les traces du temps, offrant quelques scènes d’une douce sensualité.

Les Fiches du Cinéma par Simon Hoareau - Maryam Touzani signe un troisième long métrage empreint de sensibilité et incarné par l’excellente Carmen Maura.

Nice-Matin par Cédric Coppola - Toutes ces petites situations mises bout à bout séduisent d’autant plus que la réalisatrice n’oublie jamais son sujet. En l’occurrence, parler des séniors en évitant les clichés et aborder la difficulté de dire adieu à leurs racines, à ce que peut représenter un pays, une ville, un quartier, une maison voire même une simple platine vinyl.

Paris Match par Fabrice Leclerc - Carmen Maura, toujours aussi prodigieuse, amène ce supplément de vie et de folie à ce portrait de femme dans un film plein de tact, à la vitalité bienvenue, à la malice assumée. « Rue Malaga » est définitivement une adresse à retenir…

L'avis du projectionniste

un film drôle, intelligent , plein d’humanité et de sensualité, porté par la performance puissante de Carmen Maura, qui nous plonge dans une Tanger ensoleillée , solidaire et qui met en joie.